Oculus Rift, la suite : des concepteurs de jeux vidéos qui s’y intéressent

L’entreprise Oculus VR avait annoncé jeudi soir la levée de 75 millions de dollars supplémentaires sous la forme d’un financement de series B conduit par la société de capital-risque Andreessen Horowitz. Dans le cadre de cet accord, Marc Andreessen, co-fondateur de la société mais plus connu pour être un des hommes derrière Mosaic et Netscape, rejoindra le conseil d’administration d’Oculus VR.

L’article sur Hitek

Il s’agit d’un grand pas vers l’Oculus Rift à la maison ! Afin de savoir à quoi s’attendre, je vous propose aujourd’hui de découvrir ensemble deux concepteurs de jeux vidéos qui s’y intéressent de près.

Il a testé, il a aimé, il va développer

Fumito Ueda, le concepteur principal de Ico & Shadow of the Colossus, a déclaré à Edge Online avoir acheté des lunettes de réalité virtuelles Oculus Rift pour les étudier.

Et lorsqu’on lui  a demandé à quoi il avait joué dernièrement, Ueda a même avoué avoir joué à un tas de jeux compatibles « pour le bien de son étude » !

D’après lui, les jeux vidéos ont, par rapport à d’autres formes de divertissements, un grand avantage qui est l’immersion, et des lunettes de réalité virtuelle ont le potentiel de valoriser encore plus cet avantage. C’est une idée qui a intéressé Ueda depuis plus de 10 ans.

Concernant la mécanique de la chose, il explique que cette technologie reste adaptée pour un jeu où les déplacements du personnage sont limités plutôt qu’un jeu où l’on se déplace complètement librement.

Pour ma part, j’attends de l’avoir chez moi pour me faire une idée, et qui sait, peut-être me faire une idée sur son prochain jeu ? Puisque dans la foulée d’Ico & Shadow of the Colossus, Ueda a dit à son boss qu’il voudrait concevoir un jeu utilisant un visiocasque et donc d’abord faire des recherches à ce sujet. Gardons également en tête qu’il a récemment publiquement affirmé vouloir créer un nouveau jeu sur le thème très original des… Zombies.

Il peut le faire, donc il le fait

The Witness, le prochain jeu de Jonathan Blow, créateur de Braid, sera compatible avec l’Oculus Rift sur PC !

Blow a tenu à préciser à Engadget que le plus gros du travail sur The Witness n’est pas réalisé pour implémenter l’Oculus Rift. Le jeu étant déjà en 3D, il ne s’agit pas d’une grosse étape que de le rendre compatible avec l’Oculus, donc c’est ce qu’ils font. Il a profité de l’occasion pour confirmer que le jeu serait également compatible avec les télévisions 3D.

La sortie de The Witness est planifiée dans le courant de l’année 2014 sur PC et iOS. Une version PS4 a également été annoncée depuis l’évènement de Sony à New York en février et sera lancée dans la foulée des autres plate-formes.

Bon je ne sais pas vous, mais moi je suis impatiente de passer de la virtualité réelle de mes cosplays à la réalité virtuelle de l’Oculus Rift, et qui sait, peut-être atteindre un jour le réalisme du jeu présenté dans un film vous savez, non pas Tron, je parle bien sûr de Matrix !

Arrivée aux US

San Francisco vue de Treasure Island

Je suis partie samedi 14 septembre d’Annonay (Ardèche), avec ma valise, mon PC, et l’intention de visiter le monde.

C’est un des avantages de mon travail chez PokerStrategy.com : j’ai juste besoin d’une connexion internet et je peux donc vivre où je veux ! (Il y a quand même une dimension de décalage horaire à prendre en compte, ça ne sera pas pratique n’importe où.)

Samedi midi donc, les ennuis commençaient : je suis arrivée à Paris gare de Lyon et un gros type est tombé sur ma valise (relativement lourde, genre qui passe pas sans supplément à l’aéroport), cassant net la poignée télescopique qui permet de la tirer. Une galère sans nom pour rejoindre mon logement de la nuit par les transports en commun.

Après donc une courte nuit et un vol de 7h, je suis arrivée à New York. Là, j’ai été emmenée dans une petite salle où les immigrants louches sont interrogés.
3 putains d’heures.
C’est le temps que ça m’a pris pour les convaincre que j’avais pas envie de voler le job des braves américains et que je ne venais pas juste pour me marier à un américain.
L’histoire ne dira pas ce qui a validé cette décision de ne pas me renvoyer en France : le fait qu’ils ont checké mon compte bancaire ? Le fait qu’ils ont probablement aussi checké mes SMS cochons pour voir si c’était échangé avec un américain ?

J’ai donc pu récupérer mon téléphone (3h d’attente et d’interrogatoire SANS MÊME ACCÈS A CANDY CRUSH SAGA POUR FAIRE PASSER LE TEMPS, imaginez), et continuer mon voyage sans encombre jusqu’à San Francisco où je suis arrivée, après 20h de transport + interrogatoire, à 22h heure locale (soit 7h heure française)… Avec l’impression que la journée ne faisait que commencer !

La photo est prise depuis l’île au trésor (Treasure Island), ce pont est le Bay Bridge, qui relie San Francisco et Oakland en passant par Treasure Island.

Commentaire de la news de PokerStrategy.com à propos de l’étude sociologique des joueurs en ligne réalisée par l’ARJEL

Lien de la news commentée

Autorité de Régulation des Jeux En Ligne
Autorité de Régulation des Jeux En Ligne

Hello !

Après avoir lu cet article, mais surtout les liens associés :
L’étude de l’ARJEL
L’article du parisien
L’article de BFM TV

J’ai un léger goût d’amertume dans la bouche, comme à chaque fois que je me rend compte qu’une information a été utilisée à mauvais escient par des journalistes qui, allo quoi, n’ont pas été capable de remplir leur devoir d’objectivité ou au moins d’orienter un article dans une direction sans changer (et là on va plus loin que la simple manipulation) l’information.

Dans cette news, ainsi que dans les deux articles journalistiques précités, on nous parle de 184€ de dépense moyenne par joueur et par mois.

Première chose : ne vous sentez pas immédiatement concernés ! On parle de jeux en ligne et pas seulement du poker.

Ensuite ma question c’est : « dépense » what does that mean ?

Dans l’étude sur cet échantillon « énorme » (ironie : seulement 400 personnes), 8% déposent plus de 500€ par mois, 50% moins de 50€ et donc 42% entre 50€ et 500€.

Comment, avec des fourchettes aussi large, peut-on faire une moyenne à 184€ (à 1€ près) ?
Réponse de notre statisticien CharlesPkR : on ne peut pas.
D’ailleurs, ce chiffre de 184€ n’est pas donné dans l’étude de l’ARJEL mais seulement dans les articles qui en parlent. Par contre, je ne saurais pas vous dire qui est le premier à l’avoir sorti.

Revenons à ma première question : « dépense » what does that mean ?
Il s’agit d’une moyenne des moyennes des chiffres de l’ARJEL. Un chiffre d’une part faux comme vu ci-dessus, mais de plus utilisé encore de travers. Ici, – par – ne fait pas +, on ne fait que s’enfoncer dans l’erreur.

• 8% des joueurs déposent + de 500€
• 42% des joueurs déposent entre 50€ et 500€
• 50% des joueurs déposent moins de 50€

Même s’il était vrai que la moyenne des dépôts était bien de 184€, il s’agit de dépôts et non pas de dépenses !
Pour les non initiés : un dépôt est un transfert d’argent sur un compte de poker, mais l’argent vous appartient toujours ! Vous pouvez le retirer à tout moment, vous ne l’avez en aucun cas « dépensé ».

Entre le rapport de l’ARJEL et les médias, le verbe « déposer » s’est transformé en « dépenser ».

L’ARJEL nous dit dans son étude :
55% des répondants pensent avoir globalement perdu de l’argent depuis qu’ils jouent en ligne, contre 37% s’estimant au contraire plutôt gagnants, ce qui tendrait à démontrer la clairvoyance des joueurs dans la majorité des cas.

Premièrement, « clairvoyance » ? Qu’est-ce que ça signifie ? Plus de 50% s’avouent perdant, donc ils ont tort de jouer et la majorité n’est donc pas clairvoyante, non ? Et bien non ! Plus de la majorité sont « clairvoyants » car ils admettent perdre. Les autres vivants dans le déni ou dans une boite à chance (luckbox).
Autrement dit, cette petite phrase sur la clairvoyance du joueur est quelque chose de subjectif, et n’a donc pas sa place dans cette étude.

D’autre part, ces chiffres, si on les prend au sérieux, prouvent encore l’erreur des médias de parler des 184€ de dépense des joueurs. Car prennent-ils en compte les gains des 37% de joueurs s’estimant gagnants ?

Je trouve ça très intéressant de voir cette ébauche d’étude de l’ARJEL, mais évidemment, en tant que joueuse mais aussi en tant que personne à l’esprit scientifique, je n’aime pas voir que les autres médias manipulent ces informations, les utilisant comme de l’eau pour leur moulin à buzz.

Accroche du parisien et de bfm tv :
Selon une étude de l’Autorité de régulation des jeux en ligne (Arjel), les jeunes qui jouent y consacrent jusqu’à 10 % de leurs revenus.Selon l’étude sur le profil des joueurs en ligne présentée le 20 mars par l’Arjel, ceux-ci misent en moyenne 10% de leur salaire chaque mois.

Quels amalgames faits entre les différentes statistiques !

Je me dois de reformuler ça :

« Selon une étude sociologique des joueurs en ligne présentée le 20 mars par l’Autorité de régulation des jeux en ligne (Arjel) :

– les joueurs ont majoritairement (60%) moins de 35 ans, ce que l’on pourrait qualifier de jeune
– les joueurs déposent majoritairement (50%) moins de 50€ par mois sur les sites de jeux en ligne (attention à ne pas confondre déposer et perdre !)
– les joueurs ont en moyenne un salaire se situant entre 1500€ et 2000€ par mois.

On peut donc dire que sur ce faible échantillon, le joueur moyen gagne entre 1500€ et 2000€ par mois et dépose moins de 50€ sur les sites de jeux en ligne. Il dépense en fait moins de 3,33% de son salaire puisque s’il gagne 1500€/ mois, dépose 50€ et perd tout, cette perte ne représentera toujours que 3,33% de son salaire. »

Il s’agit des mêmes chiffres, pourtant dans un cas, le joueur moyen est un spewtard et probablement un addict, dans un autre, le joueur moyen est « raisonnable » et s’il dit à sa femme (puisque le joueur moyen est un homme rappelons-le ) « le jeu en ligne est pour moi un loisir », elle ne grincera pas des dents.

Mais en-dehors de ses faibles compétences en mathématiques, le journaliste du parisien flingue carrément sa crédibilité en concluant son article par un arrondi à peine visible :

Rapport de l’Arjel :
A la suite des différents envois et relances effectués, plus de 500 réponses ont été obtenues pour le questionnaire en ligne, parmi lesquelles 400 étaient exploitables (les autres répondants n’ayant pas rempli le questionnaire jusqu’à la fin). Les résultats ci-dessous concernent donc ces 400 répondants.
Le parisien :
* Etude réalisée entre juin et septembre 2012 auprès de 500 joueurs en ligne.

Si ce n’est pas de la manipulation de chiffres !

Mis à part l’accroche qui est la même, l’article de BFM TV est tout de même plus objectif et moins orienté sur le buzz des articles traitant de l’addiction.
Je ne reviendrais pas sur toutes les fautes mathématiques faites dans ces deux articles comme je voulais le faire au départ, seuls les erreurs posant des questions m’intéressant au final.

Comment je suis devenu journaliste
Comment je suis devenu journaliste
Vivement l’étude sur un échantillon plus important.
Une dernière citation du rapport de l’ARJEL qui laisse l’espoir d’une étude plus complète :
Ce premier échantillon qui aura vocation, à l’occasion d’études ultérieures, à être élargi, permet d’ores et déjà de compléter les données trimestrielles de l’Arjel.

Merci de m’avoir lue jusqu’au bout !

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