La cabane à sucre : une solution aux chocolats trop chers à Québec ?

Depuis mon arrivée à Québec, j’ai dû revoir ma façon de me nourrir. Notamment sur un point essentiel : le chocolat est beaucoup plus cher qu’en France et beaucoup moins bon qu’en Belgique.

Pas de chasse aux œufs le jour de Pâques

Bien sûr qu’il y en a qui font leur chasse aux œufs à Québec. Mais moi je rêve encore à l’Art de Praslin (Wavre). Comment est-ce que je pourrais faire grandir mon fils dans la croyance que Lindt est le meilleur chocolat ? Non. Je dis non. Le chocolat n’est pas la sucrerie que Québec nous donne envie de manger. Québec a plein de choses chouettes à proposer mais pas du chocolat. Pas d’œufs, pas de poules, pas de lapins, pas de cloches.

Comment donc rendre les enfants heureux et hyperglycémiés ?

Le sucre dans la culture québécoise

Savez-vous comment l’on fait du sirop d’érable ? Ce n’est possible qu’à une certaine période de l’année : lorsque les températures sont négatives la nuit et positives la nuit, on peut percer les érables qui vont alors produire de l’eau d’érable. Avec 40L de cette eau d’érable, on va pouvoir obtenir 1L de sirop d’érable. Bref : de mars à mai, c’est la saison des cabanes à sucre, et c’est là que nous nous sommes rendus le jour de Pâques plutôt que de faire une chasse aux œufs en chocolat.

La cabane à sucre on peut voir ça comme une sortie bouffe ou plutôt une expérience québécoise complète. Le mot « restaurant » ne franchit pas facilement mon clavier parce que c’est bien plus que ça. Une fois installés – à l’heure québécoise 16h au plus tard – pas de menu. On n’est pas servi à l’assiette. Les plats défilent, partagés avec les voisins de table de façon familiale : cornichons, soupe, haricots, charcuteries, gras grillé, omelette, pommes de terre, desserts, grand-pères, café… Le principe est simple : on rajoute du sirop d’érable sur tout, sans exception, et en doses abusives.
Selon les cabanes et selon les jours, il peut y avoir des spectacles, et une grande piste de danse nous a permis de brûler tout de suite une partie du sucre ingéré. Mais le meilleur reste à venir : l’érable à la tire. C’est ça qui a fini de séduire mon fils. Voilà quelque chose que vous ne connaissez pas vous autres, de l’autre côté de l’Atlantique, qui passez l’hiver à débattre pour savoir s’il tombe de la « neige qui fond une fois tombée », ou de la « neige fondue ».
Je laisse Ricardo vous expliquer, pendant ce temps-là je vais ramasser quelques kilos de la neige qu’il me reste dans le jardin pour faire quelques travaux pratiques :

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