#défiécrireàvolonté Jour 7

Consigne : Ahhhh, on m’attaque ! Vous pouvez utiliser votre personnage ou vous-même. À l’instant où vous êtes, quel est le premier objet à votre droite (pour les droitiers) ? Ou à votre gauche (pour les gauchers) ? (Les ambidextres, vous devez prendre l’objet devant vous, non non pas de choix pour vous haha). Notez-le ! Pitch de départ : Vous ou votre personnage êtes tranquilles chez vous à faire une activité quotidienne. Soudain, quelqu’un vous attaque par derrière et l’objet que vous avez noté est votre seule arme. Racontez ! Minimum 250 mots !

Esprit, es-tu là ?

Il paraît que certaines pierres se connectent à nos chakras pour les rééquilibrer énergétiquement. Que de charabia. Du moins c’est ce que je croyais. Jusqu’à ce que je sente une présence dans la chambre.

Il n’y avait personne et je n’étais pourtant pas seule. Les poils de mes bras se hérissèrent et un frisson, comme un courant d’air frais sur de la sueur froide, me pourcouru la colonne vertébrale tandis que je renforçai ma prise sur le fer à repasser. Je me retournai soudainement, fer à repasser en avant… Mais celui-ci m’échappa, retenu en arrière par le fil électrique qui se tendit mais tenu bon à la prise. L’appareil tombait dans un fracas et se brisait, répendant de l’eau partout en un grésillement. J’arrachai rapidement le branchement à la prise et m’éloignait vivement de la flaque avant de lever à nouveau les yeux.

Personne. Je me sentais ridicule et pourtant mes genoux continuaient de claquer. Je le sentais. Je sentais sa présence.

La douche se mit à couler brièvement, me faisant sursauter. Ça arrivait parfois. J’avais pris une douche plus tôt dans la journée et un peu d’eau était probablement restée dans le pommeau. Ils utilisent l’eau. Je le sais. Mais je refuse de croire à leur existence.

Me voici maintenant explorant la salle de bain avec prudence. Je me sens nue sans mon fer à repasser. Ou tout autre arme d’ailleurs. Je fais rouler mon bracelet de pierres sur mon poignet distraitement tout en examinant le pommeau de la douche. Tiens, la pierre rouge est lumineuse, si belle. Je cesse mon activité pour la regarder, fascinée.

Elle brille intensément et en la regardant je sens comme un feu en moi qui m’enracine dans le sol. C’est rigolo, je suis comme un ent de Tolkien : même en levant les pieds je sens ces racines fortes qui puisent leur énergie au centre de la Terre.

La pierre orange s’allume alors et je sens ce feu remonter dans mon ventre et devenir douceur. La confiance que je ressens alors me donne envie de tenter d’aller plus loin dans l’expérience et je fais remonter ces picotements plus haut.

Je vois la lumière jaune de la citrine du bracelet s’étendre à partir de ce que je perçois comme le centre de mon corps. Juste sur le plexus solaire. J’ai un petit éclair de peur dû à la surprise mais je le balaye en un clin d’oeil : je me sens trop bien, ce qui se passe est juste.

C’est au tour de la pierre verte de s’allumer et je sens mon cœur battre à la chamade.

Puis la turquoise se met à onduler et j’ose demander :

« Qui est-là ? »

Le lapi-lazuli se met à tourner à toute vitesse et alors je la vois. Car oui c’est une elle. Elle ne savait pas comment attirer mon attention autrement qu’en m’attaquant. Et est douleur, elle est douceur, par empathie je me fais emporter, elle veut que je fasse ce qu’elle n’a pas eu le temps de faire, mais je ne veux pas lui laisser ma place.

Alors l’améthyste se met à rayonner, d’un rayon violet perçant et transmutteur. Je l’utilise comme un double ascenceur pour séparer douleur et douceur. Renvoyer la douleur à la Terre, emporter la douceur dans un cocon de nuage. Tout va bien se passer, tu es en sécurité.

Soulagement. La solitude ne me réussit pas, je vais prendre une douche pour me changer les idées.

« Esprit, es-tu là ? »

La douche répond en coulant brièvement et je choisis de garder mon bracelet au poignet avant d’y entrer nue.

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