#défiécrireàvolonté Jour 18

Consigne : Enchaînements actifs

Ce défi va vous faire travailler quelque chose qui peut possiblement tuer un texte : les verbes d’état.
Ils s’opposent aux verbes d’action.

On retrouve dans les verbes d’état: apparaître, avoir l’air, demeurer (lorsqu’il exprime une continuité), devenir, être (auquel on peut ajouter : être appelé, être choisi pour, être considéré comme, etc.), paraître, passer pour, rester (lorsqu’il exprime une continuité), s’appeler, s’avérer, se faire, sembler, se montrer, se trouver, tomber (malade, amoureux, etc.).
Lien vers une liste

On a tendance à trop utiliser les verbes d’état donc aujourd’hui sur un thème libre vous allez écrire un texte SANS AUCUN verbe d’état.

Et votre texte devra contenir un enchaînement de cause à effet, appelé aussi « effet domino ». L’action doit donc mener à une autre action.

Entre 150 et 450 mots.

L’inaction en action

Le goût du café de sa mère lui revenait en bouche. Il avait goûté cette boisson corsée lorsqu’il avait dix ans et avait détesté. Il avait alors pris la décision ferme et définitive de ne jamais retenter l’aventure. Aussi, il ne comprenait pas pourquoi les adultes limitaient si souvent la description de leurs moments de répit à « pause café », et en particulier l’attroupement de ses collègues autour de la machine dès que la sonnerie annonçait l’interclasse. Devait-il approcher ? Il reconnaissait l’importance de socialiser au travail, mais ne savait que faire de ses mains.

Julien avança, un peu penaud, et pétrifié à l’intérieur, pour rejoindre la conversation. Il surprit des regards gênés des autres professeurs, et croisa les bras pour ne plus penser à une façon d’occuper ses mains. Il rit en retard à une blague dont il n’avait pas entendu le commencement. Plusieurs fois, il prit une inspiration qui fit tourner la tête de ses interlocuteurs, mais quelqu’un parla avant qu’il ait eu le temps, et surtout le courage, de se lancer. Finalement, la sonnerie retentit une nouvelle fois. Le soulagement qui les envahit rafraichit l’air entre eux. Les adultes si adultes avaient fini leur café, et retournèrent à leur classe, sans un mot pour Julien. Méritait-il d’être ignoré ainsi ? Il pensa que oui. Après tout, il n’avait pas participé à la conversation, il avait juste existé au même endroit et au même moment que celle-ci.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Fièrement propulsé par WordPress | Thème : Baskerville 2 par Anders Noren.

Retour en haut ↑