Arrivée à Québec en hiver : comment s’habiller ?

Avez-vous déjà été bloqué chez vous faute de vêtements adaptés au temps ? Et bien c’est ce qui m’arrive aujourd’hui, et ce n’était pourtant pas faute d’avoir lu un tas de blogs sur l’habillement en hiver à Québec !

Règle de base : trois couches

Ni plus, ni moins !

Il s’agit du conseil qui revenait le plus souvent dans les différents articles que j’ai lu. Non il n’est pas nécessaire de porter sa garde-robe au complet sur son dos. Il suffit de bien sélectionner les vêtements que l’on va porter.

Dans la valise que j’avais préparé pour ce premier mois à Québec en plein hiver en attendant le reste des affaires qui prenait le bateau, il y avait donc en dehors des sous-vêtements :

  • Deux pantalons
  • Une jupe
  • Un pantalon de sport
  • Deux leggings
  • Une paire de collants fins
  • Deux paires de collants chauds
  • Deux tops de sport
  • Deux tops mignons
  • Quatre t-shirts manches longues sous-vêtements chauds
  • Deux pulls
  • Un sweat-shirt à capuche et col haut
  • Mon manteau de ski
  • Une grosse écharpe
  • Un bonnet en laine
  • Des sous-gants et des moufles de ski

Mes craintes quant au ressenti des températures se sont néanmoins vite dissipées. Au-dessus de -10° C, un pantalon en simple couche suffit amplement et si je porte mon sweat-shirt d’hiver qui coupe bien le vent et garde au chaud, je peux me contenter en dessous d’un top et pas nécessairement d’un sous-vêtement à manches longues. En dessous de -15° C par contre c’est nécessaire. Plus important encore : il est nécessaire de s’équiper d’accessoires québécois.

Liste de shopping sur place

Parce que non-seulement ce que l’on trouve dans les centres commerciaux français n’est pas adapté, même au rayon ski, mais qu’en plus, ce sera beaucoup moins cher, je vous partage ma liste de courses des basiques.

  • Des bottes de neige : il existe des bottes différentes – plutôt ville ou plutôt randonnée – j’en ai pris des polyvalentes à environ 200$ sachant que j’ai l’intention de marcher beaucoup dans la neige, mais pas pour des randonnées trop longues et difficiles en raison de ma grossesse
  • Un manteau de neige : bien plus adapté, bien plus confort que le manteau de ski utilisé en France, et dans un design un peu plus passe-partout
  • Un tour de cou bien isolant pour remplacer ou mettre sous mon écharpe : c’est bien moins encombrant et bien plus isolant
  • Un bonnet : leurs bonnets sont bien plus efficaces que les pauvres bonnets en laine trop aérés que j’avais ramené de France
  • Des crampons amovibles pour les chaussures : dès que la neige a commencé à fondre en journée, la nuit transformait l’extérieur en patinoire, des crampons amovibles sont indispensables !

Article comparatif des crampons de marche et de course

Les mauvaises surprises

Vous l’aurez deviné en voyant ma liste de course : les crampons n’y était pas originellement, je n’y avais pas pensé ! Nous avons voulu faire une balade au parc un weekend, mais à peine sortis dans la rue, nous avons été incapables de faire deux pas. Nous avions dû forcer sur la porte pour l’ouvrir parce qu’elle était couverte d’une couche de glace. La neige qui avait commencé à fondre la veille avait joyeusement gelé pendant la nuit, transformant toute notre rue québécoise en patinoire. Traverser la route était fortement déconseillé aux femmes enceintes. Prendre la voiture semblait suicidaire.

J’ai donc regardé mon fils de 20 mois et son papa jouer à traverser la rue en faisant des glissades. Tu m’étonnes que les enfants québécois soient aussi à l’aise sur la glace, un bâton de hockey dans les mains, que les pieds sur la terre ferme. Et un voisin compatissant nous a enseigné l’existence des crampons.

Glisser peut être très douloureux pour le coccyx mais ce n’est pas le seul danger du regel : il y en a plein ! Les serrures peuvent geler, rendant impossible l’insertion d’une clé ; les batteries de voitures récemment achetées d’occasion, qui ont passé auparavant des mois d’hiver sur un parking extérieur, peuvent rendre l’âme ; si on prend tout de même la route, on se retrouve vite face au dilemme de laisser son pare-brise s’encrasser de sable (ici répandu sur les route plus souvent que le sel lorsqu’il neige) ou tenter de le nettoyer et prendre le risque que l’eau de lavage gèle instantanément, obstruant la vue tout autant que le sable. Bien sûr il existe des astuces pour pallier à tous ces problèmes, j’en parlerais dans un prochain article si ça vous intéresse (laissez des commentaires !).

C’est tout pour aujourd’hui : notre container est enfin arrivé depuis la France et je vais me dépêcher de déballer mes cartons de chaussures pour honorer la tradition québécoise de changer de chaussures lorsque l’on arrive sur son lieu de travail. La plupart des bâtiments disposent d’un vestiaire pour bottes et manteaux à l’entrée et mes chaussettes rigolotes n’ont pas l’effet professionnel désiré !

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