Les papas de l’internet d’aujourd’hui

Note : Article réalisé dans le cadre de ma formation de community manager avec l’EMWeb.

Dans l’histoire du web, d’intrépides explorateurs des nouvelles technologie, qui n’étaient ni plus ni moins que ce qu’aujourd’hui on appelle hackers : des spécialistes informatiques bidouilleurs capables de modifier, améliorer ou détourner un objet informatique, ont permis d’explorer toujours plus de nouvelles pistes qui ont mené à l’internet d’aujourd’hui. Je vous présente aujourd’hui cinq de ces papas de l’internet.

Paul Baran

Nous sommes en 1962, et la crise des missiles de Cuba fait craindre un conflit ouverts entre l’est et l’ouest. Il devient urgent de mettre au point un réseau de communication militaire plus efficace que le réseau centralisé.

Le réseau centralisé comporte par définition un serveur central qui est une étape obligatoire pour toute transmission de données. Il est donc vulnérable puisque ce serveur est indispensable au fonctionnement du réseau.

Paul Baran, physicien, mathématicien, informaticien, imagine ce qu’on appelle le modèle Baran, un modèle de réseau décentralisé et distribué. Les ressources sont alors réparties entre plusieurs serveurs, les paquets de données peuvent chercher le meilleur chemin selon les nœuds disponibles, le dysfonctionnement d’un nœud n’arrête plus la transmission des données.

L’internet prend une forme de toile.

Le modèle de Baran

Tom Truscott

Internet n’est plus réservé à l’usage militaire. Et en 1979, un étudiant de l’université de Duke très productif, Tom Truscott, va utiliser le réseau comme outil de publication de contenus en ligne.

Tom travaille en duo : il participe d’abord avec Jim Ellis à l’élaboration du protocole UUCP (Unix to Unix Copy Protocol) puis ensuite avec Steve Daniel à la création du logiciel News qui utilise le protocole précité pour publier des articles et des petites annonces.

Cette création est à l’origine des premiers groupes de discussion en ligne, en quelques sortes les papas des Forums, les Newsgroups.

Peter Deutsch

En 1989, ce chercheur à l’université de McGill à Montréal met en place avec son équipe le système ARCHIE dont l’objectif est de répertorier toutes les pages en lignes.

L’utilisation du système ARCHIE n’est pas simple et requiert des connaissances poussées en commandes UNIX, mais nous avons tout de même affaire au tout premier moteur de recherche, même si l’expression « moteur de recherche » n’existera que plus tard.

Tim Berners Lee

La même année, alors qu’il est chercheur au CERN, Tim Berners Lee, aidé de son équipe, fait naitre le terme World Wide Web en créant :

• L’adresse URL Uniform Ressource Locator

• Le protocole HTTP HyperText Transfer Protocol

• Le langage HTML HyperText Markup Language

Rendant ainsi accessibles tout les fichiers d’internet par leur URL, une adresse universelle. Créer, partager, consulter, des documents hypertext, en HTML, est possible. S’enchainent alors la création des premiers navigateurs et l’ouverture d’internet au grand public.

Mais nous n’avons pas fini de parler de Tom Berners Lee. 5 ans plus tard, en octobre 1994, monsieur WWW n’est plus au CERN mais au MIT (Massacusetts Institute of Technology). Il y fonde le W3C (World Wide Web Consortium).

Le W3C est un organisme ayant pour but de coordonner le développement internet, notamment en promouvant la compatibilité des technologies : en publiant des recommandations et en attribuant de certifications.

Shawn Fanning

Souvenez-vous de l’année 1999, le grand public s’approprie internet, les hackers se multiplient, Linux et l’Open Source connaissent un boom… Et le concept d’architecture réseau en peer-to-peer révolutionne l’utilisation d’internet.

Ce concept se concrétise dans le projet de deux étudiants qui veulent simplement partager leurs fichiers musicaux en utilisant la capacité de chaque ordinateur à prendre la position client et serveur dans le réseau.

Shawn Fanning et Sean Parker créent le logiciel Napster qui permet de partager des fichiers directement de n’importe quel ordinateur du réseau internet à un autre, à condition qu’ils soient connectés en même temps.

Si Napster est rapidement fermé – 2 ans après sa création seulement – en raison de l’utilisation illégale qu’en font les utilisateurs pour partager des fichiers mp3, soit copier de la musique sans payer les droits d’auteurs, la porte a été ouverte.

D’autres logiciels de partage P2P naissent bientôt. D’autres solutions pour franchir les barrières de la légalité, ou du moins les frôler tout en protégeant les développeurs, sont imaginées.

Et le débat sur la concurrence entre les libertés des utilisateurs d’internet et l’avenir de l’industrie musicale et cinématographique est lancé.

Téléchargement illégal

Fièrement propulsé par WordPress | Thème : Baskerville 2 par Anders Noren.

Retour en haut ↑